Les lectures de Stemilou ... Lire, Lire, Lire avec plaisir!!
Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir,
apaiser, mettez des livres partout
Victor Hugo

Quatrième de couverture
En
septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les armées alliées dans un Berlin en ruine. Elle a
27 ans, c'est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves. Si on lui fait un compliment, elle feint de l’ignorer. Elle souhaite n'exister que par son
travail depuis son entrée à la Croix-Rouge, un an et demi auparavant.
Son courage moral et physique, son ardeur font l’admiration de ses chefs. Ses compagnes, parfois issues de milieux sociaux différents du sien, ont oublié qu’elle est la fille d’un écrivain
célèbre, François Mauriac, et la considèrent comme l’une d’entre elles, rien de plus. Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux surchargés, elle se sent
vivre pour le première fois de sa jeune vie. Mais à travers la guerre, sans même le savoir, c'est l'amour que Claire cherche. Elle va le trouver à Berlin.
Extrait
28 novembre 1945,
Ma chère maman, mon cher
papa,
Un avion part demain matin et un ami vous remettra
cette lettre en début d’après-midi.
Pardon d’avoir tardé
à vous écrire mais je viens de passer quatre jours épouvantables. Je ne savais plus ce que je voulais et je ne savais plus, je crois, qui j’étais. Mais sans doute était-ce
nécessaire.
Ce que j’ai à vous dire est de la plus haute
importance car il s’agit de mon bonheur, de ma vie.
Wia
m’aime et je l’aime.
Il aime sortir le soir et je
déteste ça ; il aime voir des amis et je déteste ça ; il aime boire et je déteste ça ; il aime raconter des histoires drôles et je déteste ça ; nous n’avons aucun point en commun, mais je pense
que c’est peut-être avec lui que j’ai une toute petite chance d’être heureuse.
Je vous demande de m’accorder la permission de l’épouser et de me faire savoir au plus vite votre
réponse.
Je serai, comme prévu, à Paris le 12 et Wia
espère obtenir une permission de vingt-quatre heures pour vous être présenté.
Chère maman, cher papa, je vous embrasse avec toute ma tendresse.
Votre petite Claire.
P.-S. : Je ne suis pas sûre de faire une princesse bien
présentable.
Mon avis
C'est elle, Anne Wiazemsky, c'est « Mon enfant de Berlin », elle est née de l’idylle entre une jeune française, membre e la Croix-Rouge, Claire Mauriac, et d'un jeune officier
franco-russe Yvan Wiazemsky. Basé sur un journal de bord, de
la correspondance de Claire, ce roman nous raconte l'histoire de ses parents, leur rencontre, leur amour dans un Berlin en ruine de l’après-guerre.
Le roman débute avec Claire, fille de François Mauriac, en 1944, elle a 27 ans et est ambulancière pour la Croix-Rouge française à Béziers. Elle ne souhaite exister que par son travail et que
l’on oubli qu’elle est la fille de… et pour cela elle va rompre ses fiançailles avec Patrice retenu prisonnier en Allemagne depuis le début du
conflit et partira pour Berlin en Août 1945. Là-bas Claire sera chargée du rapatriement des prisonniers français.
Installée au 96 Kurfürstendamm avec ses amies et coéquipières, elle fera la connaissance du séduisant officier
français d'origine russe, le prince Yvan Wiazemsky.
Le roman est composé en grande partie par la correspondance de Claire à ses parents, des nouvelles de Berlin pour Paris. Les difficultés de l’époque, entre vie et mort, la recherche de nourriture
et les habitations sommaires des berlinois qui la plupart vivent dans des caves, les supplices vécus par les femmes allemandes lors de la prise de Berlin par les soviétiques mais également cette
décision ignoble de retirer les enfants de pères français à des femmes allemandes. Claire y évoque sa vie au jour le jour, la guerre, ces maux
(migraine et crise de foie) et finalement sa rencontre avec Wia. La rencontre de deux mondes, la bourgeoisie catholique de Paris et un prince russe orthodoxe.
Je n’irai pas plus loin dans le résumé du livre car cette histoire est bien trop précieuse pour la dévoiler ainsi, il faut la lire et la ressentir, ce promener aux côtés de Claire et de ses amis,
de sauver des vies et de modeler la sienne. Tous les personnages du romans sont évidemment réels d’où la portée symbolique de cette histoire d’amour au milieu des ruines. C’est la fin de la
guerre donc un espoir dans l’avenir. De l’optimisme jusqu’aux dernières pages qui nous ramènent à la réalité et nous laisse un goût de trop peu. J’aimerais tant connaître la
suite.
Mais non tout s’arrête lorsque Claire accouche d’une petite fille
du nom d’Anne Wiazemski.
bon we
nicole
Bonne semaine