Les lectures de Stemilou ... Lire, Lire, Lire avec plaisir!!
Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir,
apaiser, mettez des livres partout
Victor Hugo
Voici pour ce deuxième et dernier volet de "En route pour la Turquie" 2 auteurs à découvrir
Les ombres disparues - Hasan ali
Toptas
Un petit village turc. L’échoppe d’un barbier. Un homme entre se faire coiffer, il évoque son roman inachevé, ses yeux
se perdent dans le lointain. Sa voix renaît ailleurs, loin, dans l’échoppe d’un autre barbier, Cingil Nuri.
Mais Nuri a disparu.
Dans ce village d’Anatolie sans époque ni saison, les disparitions et les secrets rythment les jours. Et lorsque Nuri réapparaît, sorti de nulle part, c’est Colombe, la plus belle fille du
village, qui s’envole à son tour. Les rues bruissent d’angoisse, le maire et son garde lancent des recherches et sèment la terreur. Ils leur faut un coupable. C'est un jeune garçon, un pauvre
hère, doux rêveur de clair de lune, qui leur sert de bouc émissaire.
En vain. Le maire désespère, les hommes déraisonnent, leurs disparus ont emporté jusqu'à leurs ombres.
Hasan Ali Toptas a écrit un roman-fable, un conte chimérique ; les portes des Ombres disparues sont ouvertes aux quatre vents. Empruntant aux univers de Kafka et Borges, ce roman
poétique et énigmatique abolit les frontières du récit, déploie des passerelles entre les mondes et les personnages, entraîne le lecteur dans les spirales d'un rêve.
La moustache - Tahsin YucelCe roman raconte l’histoire de Cumali et de sa moustache. De retour du service militaire, et dans un premier temps très occupé, le jeune homme ne se rase plus. Quand enfin il s’installe sur le fauteuil du barbier Ziya, personnage haut en couleur et très renommé, ce dernier décide de lui raser la barbe mais de préserver la moustache, et, mieux encore, de faire de cet attribut esthétique son grand oeuvre. Le travail achevé, Cumali est superbe et le barbier satisfait. Mais la moustache est si belle que Ziya va inciter le jeune notable à vivre dans l’ombre de sa nouvelle apparence. Au-dessus de ses lèvres s’est en effet installé un incroyable double crochet qui deviendra bientôt, aux yeux des villageois, rien de moins que la réincarnation de la gloire passée et à venir du pays tout entier… Une fable philosophique toute en finesse que l’on pourrait considérer comme une forme de regard direct sur les choses. Comment, s’interroge Tashin Yücel, rendre compte de la folie qui agite le monde sans pour autant l’empêcher de tourner ?
Tahsin Yücel est né en 1933 en Anatolie centrale. Enseignant la littérature française à l’université d’Istanbul, il mène une triple carrière de professeur, de
romancier et de traducteur.
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