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Victor Hugo
Une jeune romancière chinoise fait le récit de l’après Mao par ses monstrueux
détails
A Muddy River, cité imaginaire de la Chine de la fin des années 1970, les parents d’une ancienne Garde Rouge de 28 ans doivent rembourser la balle qui va servir à exécuter leur fille. Un pervers notoire est inattaquable car son père est proche du régime. La mère d’une petite fille de 12 ans née défigurée dit de cette dernière qu’on aurait mieux fait de « la finir à sa naissance ». Au-delà de ces « monstrueux détails sino-dickensiens », le premier roman de Yiyun Li offre une vision ample de la Chine ébranlée par la mort de Mao. Le pays s’accroche alors à « une vague rectitude politique » mais cède très clairement à la corruption. Dans ce contexte troublé, les histoires s’imbriquent et les drames se croisent. La seule personnalité en vue, celle dont la réussite sociale pourrait laisser présager une forme d’épanouissement, est Kai, présentatrice radio et voix du gouvernement. Mais la jolie jeune femme a fait un mariage de raison et, pendant que sa belle-famille « accapare son bébé, elle se consume d’amour pour un intellectuel en train de mourir de la tuberculose ». Tous ces récits sont parsemés de « touches mélodramatiques ».
Yiyun Li, The vagrants (« les vagabonds »)
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