
Je voudrais m’endormir dans un delta.
Dans le triangle au tracé tremblant
Dessiné par l’eau de la rivière, qui coule en pente douce
Et devient une déesse aux mille bras, puis disparaît
Dans le goût saumâtre du néant.
Je voudrais m’endormir dans un delta
Sans savoir ce que veut dire
Cette phrase surgie de nulle part,
A moins qu’elle ne rappelle une jeune géante
Dont les jambes s’ouvriraient pour moi.

Résumé et avis
Pendant toute l’année 2009, Nicolas Keramidas a réalisé un dessin chaque jour dans un carnet,
selon ses humeurs et ses envies.
Illustrations, strips ou mini-BD ponctuent donc cette année d’images
inédites par le dessinateur de Luuna et Tykko des sables. On y voit des paysages vus de la fenêtre, le récit de terribles soirées poker, un certain goût pour l’autodérision et les coups de
gueule. On y apprend que Nicolas Keramidas – qui se représente sous les traits d’un aimable
cochon – aime les Wampas et la série des Vendredi 13, le football et les casquettes, qu’il attendait avec impatience l’adaptation ciné des Watchmen et qu’il demande le remboursement de son ticket
à Frank Miller pour celle du Spirit.
Publié chez Soleil ce beau livre, beau car agrémenté de beaux dessins mais également beau car publié en tant que beau
livre alors qu'il est très petit 11cm sur 14 cm, la taille d'un carnet en fait. Ce "journal" bien en main j'ai entamé chaqe page comme une porte ouverte sur l'univers de l'auteur: son bureau et
ses enfants, et 365 pensés pour 365 jours. J'ai d'ailleurs beaucop aimé le dessin du 15 mai 2009 le montrant (enfin le personnage le représentant, un cochon) dans un patelinds plus paumés
apparemment par un temps pluvieux où il est écrit: Des fois en Festival... J'ai envie de pleurer. Comme quoi la vie d'auteur-dessinateur n'est pas toujours rose. Ce recueil permet d'aller au-delà
des oeuvres habituelles de l'auteur et de plonger plus en profondeur dans sontravail.
En résumé j'ai aimé ces dessins colorés qui transmettent toutes sorte d'émotions mais... oui il y a un mais, je suis restée assez désorientée par d'autres qui ne se fondent pas dans
l'ensemble.
Par contre bravo pour le respect des dates, 1 dessin par jour faut tenir le coup pendant 1 an : sacré projet!! surtout qu'il compte remettre ça!!!
J'ai aussi découvert que ce livre est disponible en application iphone, application qui inclut quelques bruitages pour agrémenter les dessins et il est même possible d'enregitrer les
images.
Le blog de l'auteur

Une femme normalement constituée ne s'arrête jamais de penser, se prenant le chou jusqu'à se perdre dans les méandres
tarabiscotés de considérations qui mélangent, comme torchons et serviettes, et jusqu'à la migraine, sujets graves et idées futiles. Le cerveau d'une femme livré à la routine des tâches
quotidiennes et aux aléas capricieux de la vie, c'est un merveilleux bazar dont l'Anglaise 100 % malice Fiona Neill, qui vit à Londres avec mari et trois enfants, nous ouvre grand les
écoutilles.
CERTES, depuis "Desperate Housewives", plus personne n'ignore que derrière la parfaite apparence de normalité de la
ménagère épanouie se dissimulent d'invraisemblables potentiels de folie furieuse. Certes, le talent littéraire de Fiona Neill relève plus de la sitcom journalistique que d'A la recherche du temps
perdu. Mais ce qui demeure assez sidérant, c'est l'humour indéfectible auquel elle se livre pour ausculter la condition féminine sous les tropiques de notre civilisation égarée, même si elle est
loin d'être la première. Si le bilan du féminisme est mitigé, il y a au moins une conquête majeure: les femmes ont de l'esprit et s'en servent, se délectant des délices de l'autodérision, luttant
pied à pied, avec un humour inépuisable, contre l'esprit de sérieux qui agite bien souvent leurs partenaires masculins. Comme un mix de Lynette et de Susan dans "Desperate", Lucy est la mère
éreintée de trois garçons, souffrant de désorganisation chronique et gaffeuse de première, acculée à son impuissance par le tsunami de tâches minuscules mais innombrables qui scandent sa vie.
Lucy exprime cette part des femmes qui "n'y arrive pas", celle qui se voit toutes les trois secondes sauter dans un avion pour disparaître à jamais de la circulation... Ce qui ne l'empêche pas de
ne pouvoir s'empêcher de fantasmer sur un père au foyer sexy qu'elle croise à l'école, tout en continuant à aimer sincèrement son mari, aussi maniaque qu'elle est bordélique.
INVERSEMENT proportionnels en intensité à la banale étroitesse de sa vie, les bourdes et le ressassement mental de Lucy constituent une épopée à mourir de rire. Son livre est également un recueil de coups de griffes finauds à l'époque. Finalement, ce que ces dames occidentales auront réalisé en quelques décennies, c'est de transformer l'antique plainte féminine en comédie burlesque. Pas si mal. Ce qui ne veut pas dire qu'elles ne sont pas toujours aussi lessivées.
Dans le film Invictus de Clint Eastwood il est fair référence au poème de
l'écrivain William Ernest
Henley, c'est le poème préféré de Nelson Mandela.

Synopsis
En 1994, l'élection de Nelson Mandela consacre la fin de l'Apartheid, mais l'Afrique du Sud reste une
nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le
capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995...

Un aperçu sympa de petits dessins d'auteurs de BD sur le site de L'express en clquant sur ce lien
Dessins - BD
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